La vie est un fonctionnement organisé d’enzymes

Cet article est signé par le journaliste Hervé Ratel et est paru dans la revue Sciences et Avenir en juin 2000.

Nous avons, à plusieurs reprises, fait état du pouvoir potentiel enzymatique infini, sans connaître rationnellement les limites. Depuis notre découverte à et effet en 1982, nous n’avons cessé de proclamer, haut et fort, que l’avenir nous apporterait un éclairage scientifique quant à la puissance du potentiel biochimique des enzymes.

Les avancés connus dans le domaine des enzymes, et documentés dans cet ouvrage, jaugeaient la capacité d’activer des réactions de 100 000 à 2 000 000 de fois le poids moléculaire avec les enzymes en présence, sans perdre pour autant leur potentiel catalytique. Et voilà que la science vient de confirmer cette théorie par les travaux du docteur Brian Miller de l’Université de Caroline du Nord aux États-Unis.

  •  » De mémoire de biochimiste, on n’a jamais rencontré d’enzyme plus fulgurante. En terme d’efficacité et de rendement, ‘ODcase balaie la concurrence. Jugez plutôt : une réaction chimique, qui, sans elle, mettrait 18 millions d’années à se produire est menée à bien, par ses bons soins, en 18 millisecondes. Comme si tout le temps écoulé depuis le déclin des dinosaure se condensait dans celui d’un clignement d’oeil. »
  • « L’ODcase est essentielle dans notre métabolisme, explique le chercheur, car elle conditionne la fabrication de l’une des briques élémentaires de l’ADN. Même si beaucoup de choses nous échappent encore, l’ODcase s’avère fonctionner d’une manière unique, qui la distingue de toutes les autres enzymes. »

Nous savons que la fonction première de ces molécules essentiellement protéiniques est d’accélérer les réactions chimiques. Une enzyme ne modifie en rien une réaction chimique, elle la rend seulement possible, et ce, à des vitesses inimaginables. « Les plus lentes d’entre elles, comme la cyclophiline, accélèrent tout de même une réaction d’un facteur 100 000 (10*5), tandis que celle du substrat de l’ODcase, l’orotidine, est augmentée d’un facteur 10*17, soit 100 millions de milliards fois. » Résume Richard Wolfenden, l’un des chercheurs en présence.

Ces chercheurs ont constaté que l’ODcase n’utilise aucun truc ou accessoire, ni cofacteur, aucun atome de fer ou manganèse. En d’autres termes, elle n’a pas besoin « d’anabolisant » pour venir la doper, ou il est bien caché! La simplicité de son fonctionnement versus son immense capacité, la rend encore plus énigmatique. Peut-être aussi vieille que la vie elle-même, l’ODcase a été adoptée par tous les organismes vivant, de la levure à l’être humain.

Au delà de la curiosité scientifique, élucider le mécanisme de l’ODcase apportera un éclairage supplémentaire sur ces molécules miracles que sont les enzymes, irremplaçable pour la recherche thérapeutique.

L’autre enjeu pour les biochimistes, est d’arriver un jour à imiter la nature, et à produire des enzymes artificielles. Et aucun cocktail chimique, aucun protocole de laboratoire n’est jamais parvenu à atteindre le millième de l’efficacité de la plus poussive des enzymes.

NOTRE COMMENTAIRE :

Cette enzyme semble présente dans nos formules internes et externes, et de plus, nous ajoutons des activateurs, de la chaleur et de l’humidité pour la potentialiser au maximum. Même si cette enzyme semble autonome, sans recours artificiel, sa puissance est d’autant magnifiée avec cette synergie. Le renversement fulgurant de certaines pathologies, dites incurables dans le domaine de la santé, prouve une action curative extrêmement puissante par les résultats cliniques obtenus et durables.

Également, des cas de cicatrices vieilles de 20 ans à soixante-quatre ans ont été complètement enlevées à l’intérieur de quelques mois de traitements.